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Les sources documentaires font état que l’activité minière perdure en Lyonnais et Beaujolais depuis le Moyen Âge central jusqu’à la seconde moitié du XXème siècle en fonction des besoins en minerai. Les gisements sont principalement des... more
Les sources documentaires font état que l’activité minière perdure en Lyonnais et Beaujolais depuis le Moyen Âge central jusqu’à la seconde moitié du XXème siècle en fonction des besoins en minerai. Les gisements sont principalement des filons minéralisés, mais également des amas sulfurés. En Beaujolais, ils intègrent des minerais métallifères, de plomb, d’argent et de cuivre ou des substances minérales exploitées par l’industrie chimique comme la pyrite, mais également la baryte et la fluorine dont la dernière mine cesse son activité en 1962.
Sur le terrain, les interventions archéologiques permettent d’inventorier et de documenter les vestiges miniers, mais également le mobilier laissé en place lors de l’abandon des exploitations. L’analyse de la répartition des vestiges et de l’architecture des ouvrages extractifs, ainsi que les informations relatives à leur percement, contribuent à proposer des dynamiques et phasages d’exploitation. Confrontées aux sources documentaires, les recherches permettent ainsi de mesurer les investissements réalisés pour extraire les minerais.
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Cet article a été réalisé en espérant apporter un regard nouveau sur les mines polymétalliques du Lyonnais et du Beaujolais au XVIIIème siècle. Il s’agit de donner un aperçu social et technique du travail dans les mines de la région à... more
Cet article a été réalisé en espérant apporter un regard nouveau sur les mines polymétalliques du Lyonnais et du Beaujolais au XVIIIème siècle. Il s’agit de donner un aperçu social et technique du travail dans les mines de la région à partir d’une interprétation des documents datant de cette époque et principalement conservés aux archives départementales du Rhône. Les informations recueillies sont étayées par d’autres manuscrits et publications de la même époque. Les résultats sont autant confrontés aux études réalisées par des auteurs et chercheurs s’intéressant à ce sujet qu’aux dernières découvertes de l’archéologie.
La réputation des mines de plomb, d’argent et de cuivre du Lyonnais et du Beaujolais durant le Moyen Âge et au début de l’époque moderne n’est plus à faire. Dès la fin du XVIème siècle, l’activité extractive périclite de façon importante dans la région. Au XVIIIème siècle, les gisements du Lyonnais et du Beaujolais présentent à nouveau un intérêt stratégique. Entre le XVIIIème siècle et le XIXème siècle, les mines de cuivre sont au centre de l’industrie minière lyonnaise, lieux d’innovations industrielles où des spécialistes de premier ordre vont œuvrer. Si les mines de Sain-Bel (Rhône) et de Chessy sont les mieux connues et les mieux documentées, elles font en réalité parties d’un ensemble de gisements s’étalant entre les vallées de La Brévenne et de L’Azergue. Aujourd’hui, sur le terrain, de ponctuels vestiges témoignent encore de ce faste passé. Les archives et la documentation conservées apportent néanmoins d’importantes informations sur les gisements exploités, les techniques et sur les aspects sociaux dans les mines.
Autour des plus importants gisements de la région lyonnaise, une importante quantité de filons intègrent une quantité variable de ressources minières. Entre le Lyonnais et le Beaujolais, les sources documentaires font état que l’activité... more
Autour des plus importants gisements de la région lyonnaise, une importante quantité de filons intègrent une quantité variable de ressources minières. Entre le Lyonnais et le Beaujolais, les sources documentaires font état que l’activité minière perdure depuis le Moyen Âge central jusqu’à la fin du XXème siècle . Au cours de cette période,  suivant les contextes historiques et les besoins en minerais, les gisements sont successivement exploités, abandonnés, à nouveau prospectés ou remis en exploitation. Les mines de Joux illustrent ce phénomène et permettent d’évoquer l’histoire et l’archéologie d’un gisement de moyenne importance  à la frontière entre le Lyonnais, le Beaujolais et le Roannais.
La fouille préventive sur le site du Prieuré (Saint-Martin-Lès-Melle, 79) a permis de découvrir des vestiges associés à une exploitation minière sur une emprise de 4900 m². Associés à une période s'étalant entre la fin du VII e siècle et... more
La fouille préventive sur le site du Prieuré (Saint-Martin-Lès-Melle, 79) a permis de découvrir des vestiges associés à une exploitation minière sur une emprise de 4900 m². Associés à une période s'étalant entre la fin du VII e siècle et le milieu du IX e siècle, ce sont dix-huit puits intégralement colmatés, des haldes et des vestiges bâtis qui sont en relation avec l'exploitation minière. Les vestiges d'un mur, de fossés et de haies matérialisent une limite de parcelle cadastrale existant avant l'exploitation minière et pérenne jusqu'au moment de la fouille. Cette limite de parcelle a également servi de limite à l'extension des travaux miniers en surface.
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Cette recherche exhaustive a permis dans un premier temps de se rendre compte de l’importante quantité de vestiges témoignant de l’exploitation minière dans le secteur considéré. Les recherches réalisées à partir des sources écrites,... more
Cette recherche exhaustive a permis dans un premier temps de se rendre compte de l’importante quantité de vestiges témoignant de l’exploitation minière dans le secteur considéré. Les recherches réalisées à partir des sources écrites, ouvrages publiés et archives manuscrites, permettent de resituer les mines dans leur contexte historique, mais également de mieux cerner l’historique de l’exploitation minière en Lyonnais et Beaujolais entre la fin du Moyen Age et le XXème siècle. Cette histoire a laissé de nombreux témoins, des vestiges autant souterrains que de surfaces. 
Entre le bas Moyen Âge et l’ère industrielle, les mines du Lyonnais et du Beaujolais ont attiré des entrepreneurs originaires du Lyonnais, mais également des investisseurs et ingénieurs extrarégionaux ou même étrangers. Dès la fin du XIVème siècle et jusqu’au XVIème siècle, les mines sont mains mises de quelques familles bourgeoises de Lyon et au 15ème siècle, l’exploitation de l’argent est ainsi monopolisée par des exploitants lyonnais qui s’associent avec Jacques Cœur. Au XVIIIème siècle, des individus ayant une renommée dans le monde des affaires ou  dans l’exploitation des mines et la métallurgie, ont su s’imposer pour l’exploitation du cuivre. Malgré les troubles révolutionnaires, leurs descendants ont poursuivi leur œuvre jusqu’au milieu du XIXème siècle. Certains ont profité de la réputation de leurs familles, acquise sur l’exploitation des mines et la métallurgie, pour devenir des ingénieurs des mines et métallurgistes de renommée nationale, voire internationale. 
À la période postrévolutionnaire, l’activité minière est plutôt marquée par des initiatives locales puis, dès le milieu du XIXème siècle, des compagnies d’envergure régionale et nationale s’imposent dans l’exploitation des importants gisements de pyrite, de plomb ou de fluorine de la région.
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