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La ceramica è un indicatore materiale che permette di rintracciare e ricostruire gli scambi commerciali che hanno legato la Corsica ai diversi ateliers esportatori situati prevalentemente nel bacino occidentale del Mediterraneo. Sebbene... more
La ceramica è un indicatore materiale che permette di rintracciare e ricostruire gli scambi commerciali che hanno legato la Corsica ai diversi ateliers esportatori situati prevalentemente nel bacino occidentale del Mediterraneo. Sebbene nel corso del secondo medioevo i centri di produzione si siano diversificati, l’Italia settentrionale resta la principale regione esportatrice di ceramica nell’isola. Grazie al moltiplicarsi degli studi ceramologici e al raggiungimento di datazioni sempre più accurate, è possibile comprendere in modo sempre più chiaro l’evoluzione della rete di scambi, la qualità e la quantità delle merci esportate.
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""Le castrum de Rostino est localisé sur une éminence en dôme à l’extrémité d’une butte d’éperon qui s’avance en direction du Golo. Les recherches archéologiques ont mis au grand jour le complexe seigneurial doté d’un habitat fortifié qui... more
""Le castrum de Rostino est localisé sur une éminence en dôme à l’extrémité d’une butte d’éperon qui s’avance en direction du Golo. Les recherches archéologiques ont mis au grand jour le complexe seigneurial doté d’un habitat fortifié qui se développe au pied du château. La première occupation du site – un donjon – est documentée à partir du XIIe siècle, l’ensemble du castrum est abandonné vers la première moitié du XIVe siècle.
Les données, collectées durant trois campagnes de fouilles consacrées à l’habitat, permettent de comprendre la genèse de ces cellules, leurs fonctions, leurs organisations et d’apprécier la qualité sociale de leurs occupants. Une synthèse des travaux de recherches menées dans le cadre des fouilles programmées dirigées par D. ISTRIA et de la thèse de doctorat d’É. TOMAS est exposée ici.""
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Les fouilles ont été conduites à la fin de l’année 2014 par la société Arkemine à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) « Rue Saint-Denis, Rue du Port, Rue du Chemin Vert », au nord-ouest de la commune. Elles ont permis de révéler l’existence... more
Les fouilles ont été conduites à la fin de l’année 2014 par la société Arkemine à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) « Rue Saint-Denis, Rue du Port, Rue du Chemin Vert », au nord-ouest de la commune. Elles ont permis de révéler l’existence d’un atelier de bronzier d’ampleur majeure par le nombre d’objets produits et par leur diversité, soit un véritable centre de production datant du Bronze final IIb-IIIa (vers 1150-950 av J.-C.).

Situé dans la Plaine Saint-Denis, le site se trouve au sein de la plaine alluviale du ruisseau de Montfort, affluent asséché de la Seine. Près de 8200 m² ont été décapés, mettant au jour 139 faits archéologiques, principalement constitués de fosses, de taille et de forme variées, à l’exception de deux ensembles de trous de poteaux formant des bâtiments et quelques fossés. 69 % des structures ont été datées : un quart d’entre elles sont en lien avec une occupation historique (bas Moyen-âge, époques moderne et contemporaine), les trois quarts restants étant quasi-exclusivement liés à une occupation de la fin de l’âge du Bronze et/ou du début du Premier âge du Fer. Il faut mentionner que de nombreuses excavations subactuelles réalisées à la pelle mécanique ont perturbé parfois très profondément les niveaux archéologiques.

Les deux occupations principales s’agencent autour de deux concentrations de structures (locus 1, locus 2). Ces deux locus bien distincts spatialement, appartiennent à deux phases chronologiques : l’une se positionne à l’étape moyenne du Bronze final (Bronze final IIb-IIIa) (locus 2), l’autre au Bronze final IIIb - Hallstatt C (locus 1).
La première occupation (locus 2) est principalement constituée de plusieurs fosses volumineuses en lien avec une activité extractive. La nature du substrat contenant à la fois de l’argile et du sable, deux matériaux nécessaires dans la fabrication des moules, a certainement motivé l’installation à cet endroit. En effet, deux de ces fosses ont livré des restes en lien avec la métallurgie du bronze, dont d’abondants de moules en terre cuite, en position de rejet. Si les structures de fonte n’ont pu être retrouvées, divers déchets métalliques, des fragments de creusets, une possible tuyère, mais surtout plus de 10 kg de moules, témoignent d’une importante activité de fonte sur le site. À ce jour, aucun site en France n’a livré autant de fragments de moules. La bonne conservation de ces derniers a permis d’identifier une grande variété d’objets produits (épingles et bouterolles en grand nombre, une à deux épées, deux pointes de lance, des clous, une plaque à décor de cercles concentriques entre autres) et d’estimer à un minimum de 118 le nombre d’objets produits sur le site (moules bien identifiés) : ils font du site de la Rue du Port un véritable centre de production et de diffusion d’objets métalliques pour l’époque.

Un des apports majeurs de la fouille à la Rue du Port est la présence de plusieurs amas de fragments de moules, qui témoignent de plusieurs moments de fonte séparée dans le temps. Nous avons pu mettre en évidence la mise en œuvre de moules complexes destinés à réaliser des fontes en grappe. Celles-ci ont permis de produire des épingles mais également des clous. L’emploi de la fonte à la cire perdue est soupçonné sur le site.
Différentes analyses ont été menées à partir de ces découvertes : les analyses élémentaires de composition des résidus métalliques indiquent que les alliages, au Bronze final IIb-IIIa comportent un ajout de plomb à la base cuivre-étain. Il a été retrouvé un petit élément métallique constitué d’un alliage plomb-étain, qui pourrait être un indice de la manière dont les alliages ont été préparés, voire sous quelle forme la matière première pouvait éventuellement circuler. Par ailleurs, les analyses pétrographiques comparant la matrice des moules en terre cuite et les matériaux bruts prélevés sur le site montrent qu’à la fois le sable et l’argile, constitutifs du moule et sans doute extraits sur le site même, ont subi des traitements avant d’être employés dans le façonnage des moules (épuration, tamisage). L’examen des divers déchets de métallurgie retrouvés à la Rue du Port permet ainsi de proposer une restitution de la chaîne opératoire de production, en incluant les diverses opérations en amont de la fonte qui concernent spécifiquement l’élaboration des moules. Les vestiges à Aubervilliers ne livrent pas d’information sur les étapes ultérieures au décochage des moules. Les travaux de finition ne sont pas attestés, ou n’ont pas été reconnus (ils ne livrent en effet généralement que peu de traces).
Les structures d’habitation manquent cependant, puisque seule une construction sur poteaux matérialiserait un bâtiment éventuellement contemporain du fonctionnement de l’atelier. Pourtant, le mobilier, par ailleurs varié, témoigne en effet d’activités autres que métallurgiques, à caractère domestique. Le mobilier semble attester d’un certain statut du site par les quelques vaisselles fines, une perle en verre bleu provenant d’Italie, du mobilier métallique, un fragment de bracelet en lignite, qui ont été trouvés.

Le site d’Aubervilliers se positionne dans une zone de contact entre ces deux techno-complexes, Atlantique et Nord-Alpin, ce qui est reflété par une dichotomie entre des productions métalliques typiquement atlantiques (jusqu’à la composition du matériau avec ajout de plomb), influence culturelle que marque également la perle en verre bleu, et la céramique qui a livré des formes très caractéristiques du complexe Nord-Alpin.

Un siècle environ après l’abandon de cette zone, le site est réoccupé plus au nord (locus 1), à la transition Bronze final IIIb-Hallstatt C. À nouveau le substrat fait l’objet d’extraction, comme en atteste une large fosse polylobée. À cet endroit du site, le substrat est cependant différent et le matériau extrait ne semble pas employé pour la fabrication de moules de bronziers, bien qu’à nouveau une activité métallurgique soit menée : différents types de déchets, métalliques, moules, creusets attestent en effet de la proximité d’un atelier de production d’objet en bronze. Ces éléments apparaissent parmi des rejets détritiques de toute sorte (céramique, faunique, lithique) et vidanges de foyer. Tous ces éléments en position de rejet ne permettent cependant pas d’être plus précis sur cette installation, mais on peut certifier qu’il ne s’agit pas d’une pollution venant de l’atelier BF IIb-IIIa. Les analyses élémentaires de composition indiquent d’ailleurs une importante différence entre les alliages mis en œuvre dans le locus 1 par rapport au locus 2, indiquant un changement dans les matières premières. On constate donc que la vocation extractive et métallurgique fait curieusement écho à l’occupation de la phase précédente, bien qu’une importante discontinuité chronologique sépare ces deux locus.

Nous assistons ensuite à un important hiatus dans la mesure où aucune structure de l’âge du Fer (postérieurement au tout début du Premier fer), de la période gallo-romaine et du début du Moyen-Âge n’est attestée. C’est lors du bas Moyen-Âge (XIVe-XVe siècle), que l’emprise fouillée semble réinvestie, avec une présence liée à quelques volumineuses fosses (extraction de matériau à nouveau ?) principalement à l’est de la zone fouillée, qui est à mettre en lien les limites du village d’Aubervilliers. Quelques structures modernes et contemporaines enfin ont été découvertes à divers endroits de la zone de fouille.
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En réponse à un projet d'étude archéologique portant sur quatre sites fortifiés (San Colombanu (Rogliano, Haute-Corse), Castellu di Motti (Luri, Haute-Corse), Castellu di Serravalle (Prato-di-Giovellina, Haute-Corse) et le Palazzu de... more
En réponse à un projet d'étude archéologique portant sur quatre sites fortifiés (San Colombanu (Rogliano, Haute-Corse), Castellu di Motti (Luri, Haute-Corse), Castellu di Serravalle (Prato-di-Giovellina, Haute-Corse) et le Palazzu de Sampiero (Santa Maria Sicchè, Corse-du-Sud), un récolement de l'ensemble de la documentation et une analyse de l'architecture des monuments ont été réalisés. Commanditée par les Services du Ministère de la Culture (Services Régional de l' Archéologie et des Monuments Historiques), cette étude avait pour finalité de déterminer les séquences chronologiques de l'évolution de ces sites en offrant en conclusion un diagnostic archéologique des vestiges. Dans le cadre limité de cette intervention, l'investigation de terrain devait permettre de réaliser l'enregistrement des informations essentielles à la compréhension de ces sites. Les observations stratigraphiques ont été facilitées par le bon état de conservation de ces vestiges puisque certaines élévations atteignent encore jusqu'à 10 m de hauteur. En revanche, on déplore la réalisation de certains travaux de restauration qui masquent ou parfois même, ont entièrement détruit les vestiges médiévaux. Le volet archéologique a consisté à réaliser des relevés topographiques, photogrammétriques, à examiner les relations stratigraphiques, et à analyser les mortiers (ou les matériaux de construction); autant d'outils d'analyse qui permettent de dresser les caractères généraux des sites. A l'exception du Palazzu de Sampiero, les trois castelli présentent de nombreuses affinités. Érigés à l'initiative de seigneurs, ils occupent le sommet de promontoire rocheux, limitant tout regroupement de l'habitat autour du château. Protégés par les pentes vertigineuses comme pour le Castellu di Motti ou par d'imposants remparts comme pour le Castellu de San Colombanu, les matériaux de constructions employés sont locaux et la source d'approvisionnement ne semble pas changer du moins pour les premières phases de construction. L'exemple du Castellu de Serravalle est intéressant dans la mesure où le travail de la pierre ne s'est pas limité aux chaînages d'angle. Le donjon qui s'élève à plus de 5 m de hauteur est bâti avec des blocs de calcaire qui sont simplement dégrossis ou taillés à la broche pointée. A l'inverse, la partie haute de la construction est appareillée au moyen de moellons de granite brut ou à peine dégrossis prélevés in situ. Un soin esthétique est également apporté aux ouvertures comme par exemple les meurtrières qui sont quelques-fois réalisées avec des blocs de calcaire. Après la première phase d'édification d'une tour et d'une enceinte, c'est à partir du XIIIe-XIVe siècle, que les castelli se présentent comme de véritables résidences seigneuriales. Alors que l'emprise défensive est élargie et renforcée, les castelli sont dotés de nouveaux bâtiments : citerne, salles de vie souvent aménagées sur deux niveaux, espaces de circulation etc. Les dispositifs défensifs sont amenés à évoluer durant le XVe et la première moitié du XVIe siècle avec l'adaptation architecturale de l'utilisation d'armes à feu. La particularité de ces fortifications, du moins pour les castelli de Motti et de San Colombanu, est d'avoir été occupé en continu du XIIe siècle jusqu'au XVIe siècle comme le renseigne la documentation ancienne. Parallèlement à ces sites, le Palazzu de Sampiero a également fait l'objet d'une étude. C'est en 1558, qu'une maison-forte dénommée Palazzu est érigée au lieu-dit Vicu. Représenté sur plusieurs iconographies du XIXe siècle, le bâtiment a subi plusieurs remaniements ayant toutefois peu affectés son dispositif d'ouverture par pont-levis à flèche. Cet élément de défense passive permet d'évoquer la présence d'un ancien fossé autour du Palazzu.
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Le corpus composé de 91 sites se structure de la manière suivante : - 85 tours littorales ; - 3 fortins (Campomoro, Tizzano et Girolata) ; - 1 tour liée à une fortification (Tour du sel de Calvi) ; - et 2 tours fréquemment considérées... more
Le corpus composé de 91 sites se structure de la manière suivante :
- 85 tours littorales ;
- 3 fortins (Campomoro, Tizzano et Girolata) ;
- 1 tour liée à une fortification (Tour du sel de Calvi) ;
- et 2 tours fréquemment considérées comme génoises alors que leur construction est motivée par des initiatives privées (Canelle et Castellare).

Pour mener à bien cette étude, un examen individuel de ces constructions a été entrepris, ainsi, chaque tour a fait l'objet d'une fiche de recensement créée dans un logiciel de base de données.
La première partie de l'enregistrement concerne plus particulièrement les données administratives et géographiques de la tour. Une rubrique renseigne le plan des constructions. Parmi le corpus de 88 tours situées sur le littoral, nous avons enregistré :
- 3 plans de fortin ;
- 12 constructions de plan carré ;
- et 73 structures de plan circulaire.
Viennent ensuite les informations relatives à la nature des protections des édifices qui se répartissent de la manière suivante :
- 1 tour est classée au titre des Monuments Historiques (Girolata) ;
- 26 tours sont inscrites au titre des Monuments Historiques ;
- 61 tours sont inscrites au titre de la protection des sites ;
- et 55 tours sont inscrites au titre de la délibération du 19 janvier 1857.

Sont ensuite traitées les informations relatives à l'état de conservation des constructions qui correspondent aux caractères suivants :
- 12 tours disparues ont pu être localisées grâce au cadastre où le pourtour de la structure est enregistré. Dans d'autres cas, la localisation est approximative comme pour la tour d'Aleria ;
- 9 tours sont arasées, il ne subsiste que les premières assises délimitant le plan de la construction ;
- 17 tours ont une base visible, c'est-à-dire que la structure est observable jusqu'au cordon ;
- et 50 tours sont encore en élévation, autrement dit la partie supérieure du cordon est partiellement ou dans son intégralité observable.

La deuxième partie de la base d'inventaire concerne plus particulièrement les références documentaires (iconographiques, archivistiques, et bibliographiques) des tours. Un court encadré est réservé à une brève présentation de l'historique de la tour.

Enfin, la troisième partie est réservée à l'approche archéologique et architecturale. Sont alors présentés les matériaux, les composantes et l'organisation de la tour.

Le récolement de toutes les informations dans une base de données permet désormais de réaliser des requêtes selon les problématiques qui seraient envisagées dans le cadre de l'élaboration de protocoles d'intervention pluridisciplinaire sur les tours. Elle constitue un outil commun de gestion patrimoniale, qui a la qualité d'être facilement consultable et d'être actualisé et importé par les différents acteurs.
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Une étude du bâti du centre historique de Bastia a été réalisée préalablement à l'élaboration d'une zone de présomption de prescription archéologique de cette commune. Cette mission avait pour objectif de caractériser le bâti civil... more
Une étude du bâti du centre historique de Bastia a été réalisée préalablement à l'élaboration d'une zone de présomption de prescription archéologique de cette commune. Cette mission avait pour objectif de caractériser le bâti civil médiéval et moderne sur un échantillon de cent soixante-trois demeures qui sont situées entre le vieux port et les boulevards Gaudin et Paoli.
L'objectif de notre mission d'étude était de constituer un outil d'analyse scientifique permettant de caractériser le bâti civil médiéval et moderne afin d'aborder des problématiques relatives à :
- son évolution à travers l'histoire ;
- son développement morphologique ;
- et ses caractéristiques architecturales.
Pour ce faire, trois études intrinsèques ont été menées : documentaire, archéologique et cartographique. La conjugaison de ces trois méthodes d'investigation permet d'acquérir et d'accroître notre connaissance sur ce patrimoine ; elles sont ainsi un véritable outil de gestion patrimoniale qui au fil et à mesure des futures actions de terrain pourra être enrichi et complété permettant ainsi d'affiner notre vision de l'évolution morphologique et chronologique de la trame urbaine.
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Information Systems, Cartography, Archaeology, Photogrammetry, Architecture, and 40 more
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Une fouille d’archéologie préventive s’est déroulée du 20 mai 2013 au 21 juin 2013 au lieu-dit La Perrière - La Fuye (commune de Marigny-Marmande en Indre-et-Loire, chantier COSEA/LGV SEA), totalisant une emprise d’étude de 8500 m² avec... more
Une fouille d’archéologie préventive s’est déroulée du 20 mai 2013 au 21 juin 2013 au lieu-dit La Perrière - La Fuye (commune de Marigny-Marmande en Indre-et-Loire, chantier COSEA/LGV SEA), totalisant une emprise d’étude de 8500 m² avec un effectif moyen de dix personnes. Dans le cadre de cette mission, la société SARL ArkeMine a co-traité avec ArchéoLoire pour l’examen des vestiges protohistoriques. En effet, deux entités archéologiques, repérées lors du diagnostic ont été examinées. La première, localisée au nord-est de l’emprise archéologique, correspond à une aire d’ensilage protohistorique. Les silos, creusés dans le substrat calcaire, ont un profil piriforme avec, dans certains cas, un rétrécissement du goulot. De même, leur volume et leur profondeur apparaissent assez variables. Le mobilier céramique découvert dans ces silos appartient aux productions connues pour la période de La Tène.

Dans la partie ouest de la zone d’étude, se situent les vestiges d’un habitat rural auxquels un souterrain est associé. La particularité de cet établissement est qu’il est semi-excavé dans le substrat calcaire. Sont notamment creusés dans le socle rocheux, des trous de poteaux, des escaliers et un dispositif de sablière. On retient également la découverte, dans la partie nord de l’habitat, d’un four domestique de type four à pain taillé dans le calcaire. Ce dernier a par ailleurs été remis en état au moins une fois puisque la dernière sole utilisée est installée sur une sole antérieure. Le complexe du souterrain est, lui aussi, largement appréciable en raison de sa bonne conservation qui a permis d’observer divers aménagements taillés dans le calcaire (plusieurs niches, des feuillures, des trous de piquets, un puits de creusement, une banquette, etc…) et de discuter des différentes phases d’occupation qui se sont succédées. Le schéma de l’organisation de ce souterrain est comparable à ce qui est connu ailleurs en Touraine : galerie avec une salle refuge dont l’accès se fait par une chatière. On soulignera cependant son association directe avec l’habitat et sa réorganisation comme en témoigne, par exemple, l’aménagement d’un deuxième fossé délimitant l’emprise du souterrain à la surface. Le champ chronologique d’occupation de ce site est fixé par le mobilier céramique découvert qui correspond aux productions datées entre le Xe et le XIIIe siècle.
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Découvert il y a une quarantaine d’années, le Monti Barbatu domine la rive nord du golfe du Valincu de ses 515 m. Le site accueille plusieurs occupations entre le milieu du Néolithique et la fin du Moyen Âge. Il a fait l’objet de... more
Découvert il y a une quarantaine d’années, le Monti Barbatu domine la rive nord du golfe du Valincu de ses 515 m. Le site accueille plusieurs occupations entre le milieu du Néolithique et la fin du Moyen Âge. Il a fait l’objet de plusieurs prospections et de quelques sondages menés dans les années 1980 par O. Jehasse. En 2013, une première fouille d’ampleur limitée avait été menée contre l’enceinte cyclopéenne installée sous le sommet. Ces travaux avait mis en évidence des niveaux d’occupation du Néolithique récent endommagés par les aménagements successifs, un niveau de l’âge du Bronze moyen et un remblai d’époque médiévale. L’opération avait en outre consisté à réaliser des relevés topographiques et architecturaux, ainsi qu’à décrire la statue-menhir MBI, découverte quelques années auparavant sur le plateau inférieur du site.
En 2017, il s’agissait de poursuivre les investigations sur la zone subsommitale (secteur C). L’excavation, d’une surface originelle de 9 m², a atteint une aire de près de 30 m², toujours contre l’enceinte mais en direction du centre du plateau. L’analyse de la stratigraphie montre que la première occupation est datable du début du IVe millénaire et rattachable au faciès basien. La zone investiguée correspond vraisemblablement à la limite d’un espace habité, matérialisée par un mur en pierre sèche, structure inédite à l’échelle insulaire pour cette phase. Au début du Bronze moyen, un rempart en gros blocs est aménagé juste à l’ouest de la terrasse formée par ce mur et un remblai-dépotoir est constitué à ses pieds afin d’aplanir les aspérités du terrain. Monti Barbatu devient alors un imposant casteddu non pourvu de torra, à moins que celle-ci n’ait été démantelée à l’époque médiévale. L’enceinte protège des habitations dont la forme n’a pu être approchée. Les mobiliers associés illustrent d’importantes connexions économiques et culturelles avec la basse vallée du Taravu et un impact stylistique de l’Italie septentrionale et centrale. Un nouveau chapitre d’occupation s’écrit au Bronze final. Cette phase, mal documentée, caractérise peut-être un repli sur les zones supérieures du site, là où se trouve une enceinte en petit appareil qui date de cette époque et/ou du Moyen Âge. Sur le niveau d’abandon protohistorique est posé un sol équipé d’un foyer, daté au radiocarbone du Xe siècle apr. J.-C., percé plus tard par des fosses non datées. Ultérieurement, un important remblai constituant vraisemblablement le niveau d’implantation du village et de la chapelle du castrum, est édifié sur ces vestiges. Son sédiment inclut une grande quantité de mobilier du Néolithique récent et du Bronze moyen, preuve que le sédiment a été pris sur le site, mais également des ensembles terriniens, campaniformes, Bronze ancien, antiques et médiévaux, qui attestent de la longue perduration de l’occupation et donc du caractère stratégique du site.
La campagne a également consisté à fouiller un aménagement à l’origine considéré comme un coffre sépulcral, situé sur le plateau inférieur (secteur B). Très vite, il a été possible d’observer qu’il s’agissait en réalité d’un double mur de dalles constituant la limite d’une grande habitation subrectangulaire implantée au pied du massif rocheux du secteur C. Ces sondages ont révélé un colmatage essentiellement alimenté par les colluvionnements. Néanmoins, l’homogénéité du mobilier sur le secteur a permis de reconnaître une chronologie de fonctionnement placée entre le Néolithique moyen 2 et le Néolithique récent. L’individualisation d’une telle structure pour ces époques constitue une nouveauté pour les zones littorales du sud de la Corse et offre un contrepoint aux habitats de Fuata, Monte Revincu, Guaita ou Presa.
Les prospections réalisées sur le secteur B ont également permis de recenser la statue-menhir MBII, un tronçon mésial portant une épée disposée en oblique. Un sondage sera pratiqué en 2018 dans cette zone. En limite méridionale du site, deux structures interprétées comme des habitations de l’âge du Bronze, de forme subrectangulaire à elliptique, matérialisées par des solins de gros blocs. L’une d’entre elles, la structure A, fera l’objet d’une fouille partielle en 2018.
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Archaeology, Prehistoric Archaeology, Pottery (Archaeology), Medieval Studies, Mediterranean prehistory, and 102 more
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Archaeology, Pottery (Archaeology), Settlement Patterns, Bronze Age Europe (Archaeology), Bronze Age Archaeology, and 41 more
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Document de présentation du colloque "20 ans d'archéologie en Corse" qui se déroulera du 9 au 11 novembre 2017 à Ajaccio, au Palais Fesch, fruit d'un partenariat entre la DRAC, l'Inrap, la Ville d'Ajaccio et la Collectivité territoriale... more
Document de présentation du colloque "20 ans d'archéologie en Corse" qui se déroulera du 9 au 11 novembre 2017 à Ajaccio, au Palais Fesch, fruit d'un partenariat entre la DRAC, l'Inrap, la Ville d'Ajaccio et la Collectivité territoriale de Corse.
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Archaeology, Pottery (Archaeology), Ceramic Technology, Ceramics (Ceramics), Ceramics (Art History), and 31 more
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Mining Engineering, Modern History, Archaeology, Geology, Mineralogy, and 100 more
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